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| auteur
: Lili Hinstin réalisatrice : Lili Hinstin durée : 59 mn format : DV, super 8 production : Les Films du Saut du Tigre, Alter Ego partenaires : SCAM, CNC, Région Centre |
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La
réalisatrice n’a jamais connu Charles Hinstin, son grand-père,
sinon comme "Le Zombie", héros d'une nouvelle de Joseph
Kessel. Quarante ans après sa mort, elle apprend qu’il
fut chercheur d’or au Cameroun dans les années 30 et qu’il
y aurait eu un enfant. Elle part alors sur les traces de son grand-père,
dans l'espoir de retrouver cet oncle métis. |
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La mémoire est par nature sélective : celle d’un individu, celle d’une famille, mais aussi celle d’un pays. La mémoire collective fonctionne suivant les mêmes mécanismes que la mémoire individuelle. Elle crée et elle entretient les fantasmes du présent. La France se souvient, ou rêve, d’une Afrique à la fois humiliée et civilisée « de toutes pièces ». L’Afrique fantasme une Europe dotée de la maîtrise et de la richesse qu’elle prétendait leur apporter il y a cent ans. On
dit aujourd’hui que le métissage est l’avenir de
l’humanité. Mais le retour vers le passé, vers le
métissage colonial, que propose ce film témoigne du statut
extrêmement complexe de ces enfants : rarement désirés,
objets de luttes entre les familles autochtones et l’administration
française, classe marginale censée faire le lien entre
les Africains et les Français, hommes déracinés
en quête de père. Les métis de la colonisation n’étaient
pas le fruit d’une rencontre entre deux peuples, entre deux cultures,
mais une conséquence fâcheuse, un problème social
à gérer, à résoudre. En
partant à la recherche d’un métis, et de l’histoire
des métis, c’est la rencontre manquée et l’impossible
compréhension entre les Français et les Camerounais qui
se fait jour. |
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